Literary Texts–Editorial Principles
Auteur: David Fialia (April 2010)
Principes éditoriaux
1. Généralités
Les textes sont exclusivement édités à partir d’une unique source musicale, même — et surtout — quand des concordances sont disponibles, comme pour les textes de poètes aussi connus que Marot ou Ronsard.
La transcription doit demeurer au plus près de la source, selon les principes suivants :
• aucune modernisation d’orthographe ou de ponctuation, en dehors (1) du rétablissement de la distinction i/j et u/v ; (2) du remplacement de l’esperluette « & » par « et » ; (3) de la résolution des abréviations (N.B. : « ñre » = « nostre », et non « notre »).
• conservation exacte des accents, des majuscules et de la ponctuation (N.B. : « , & », transcrit par « , et », et non « et »).
2. Difficultés particulières
L’établissement d’une édition poétique à partir de sources musicales présente des difficultés spécifiques, dont la résolution est particulièrement formatrice pour des étudiants. Les deux principales difficultés sont :
a. Rétablissement de la versification
La principale difficulté inhérente à l’édition d’un poème à partir d’une source musicale est la (re)mise en forme versifiée du texte, qui est évidemment présenté de façon continue sous les portées musicales. La transcription littéraire doit donc remettre en page le poème sous sa forme versifiée, avec retour à la ligne pour chaque vers. Ce travail exige donc en fait une analyse de la versification. Ainsi, toute transcription doit être accompagnée de l’indication des rimes et de la forme métrique dans les rubriques prévues à cet effet en regard du texte.
Dans la plupart des sources musicales (dont, par exemple, les imprimés de Du Chemin), le texte qui figure sous la musique inclut des majuscules au début de chaque vers, ce qui permet de rétablir assez facilement la versification. Toutefois, la mise en musique du texte peut comprendre (souvent) des mots répétés et (très souvent) des reprises (musicales), sans parler du fait que toutes les voix ne chantent pas forcément tout le texte. Le transcripteur se doit d’identifier ces différents problèmes et de rétablir le poème « initial » (notamment : sans mots répétés, sauf très rares exceptions). Enfin, il existe des cas particuliers, irréguliers ou difficiles, voire insolubles, qui exigent des explications : ces difficultés doivent être présentées et discutées dans la rubrique « Commentaire », en marge de l’édition du texte.
b. Variantes entre les parties musicales
Comme l’édition est établie, dans la plupart des cas, à partir des quatre voix ou parties musicales qui constituent la norme de la polyphonie du XVIe siècle (superius, altus, tenor, bassus), l’éditeur doit prendre en compte les quatre textes imprimés sous chaque voix, et donc opérer des choix entre d’éventuelles variantes. Ces variantes sont le plus souvent minimes, relevant de détails de ponctuation (« : » et « , » selon les voix) ou d’orthographe (« cœur » et « cueur » selon les voix). Dans ce cas, le transcripteur est invité à opter pour la leçon la plus fréquente, sans autre commentaire. En cas de variantes plus importantes ou d’hésitation sérieuse, une note doit être ajoutée dans la rubrique « Commentaire ».
Comité éditorial
David Fiala
Richard Freedman
Annie Cœurdevey

April 18th, 2010 at 4:55 pm
[Freedman : Oui, pour le projet Du Chemin il sera une unique source musicale [sauf le 10E livre, laquelle existe en deux éditions. En plus, nous devons discuter le Text Encoding Initiative (www.tei.org). Selons les technicques du TEI, il serait en principe possible d’avoir notre ‘base’ texte (Du Chemin) mais aussi les liens aux éditions critiques. Celà sera assez utile pour les chercheurs littéraires, non ? Même pour les musicologues.]
[Freedman : Autre chose pour le débat et discussion . . .Glossaire des termes littéraires (versification, terminologie littéraire)]
April 19th, 2010 at 1:59 am
Je suis d’accord sur ces principes.
“…le transcripteur est invité à opter pour la leçon la plus fréquente, sans autre commentaire”
D’accord, mais quoi faire quand deux des voix portent une autographie et les deux autres une autre? On favorise l’autographie moderne ou l’autographie qui était la plus fréquente a l’époque?
Ja,es